Si vous n’avez jamais ete sur un campus universitaire americain (et peut etre anglais, j’ai cru comprendre que les campus y etaient similaires), vous pourriez etre etonnes des photos de cet article. En effet, et je parle pour moi-meme, ayant été sur les campus francais de Jussieu, Paris Sud (a Orsay), Lumini et la Timone et Nord (a Marseille), le changement est assez radical. Que ce soit mes visites du Trinity College a Dublin, SUNY a Buffalo, Ohio State a Columbus, UBC a Vancouver, UCI, UCSD, UCSF, UCLA en Californie (Irvine, San Diego, San Francisco, et Los Angeles, dans l’ordre), ou Vanderbilt, les campus y sont grands et tres verdoyants…
Je vais vous conter UCLA, puisque je suis dans la serie des articles sur Los Angeles (pour la bonne raison que j’y suis). Tout d’abord, UCLA est en plein cœur de Westwood (un quartier sympathique de Los Angeles, puisque demeures de nombreux etudiants), et est un campus cree en 1919. Le symbole en est l’ours (comme la Californie d’ailleurs). Des que vous vous eloignez de l’entree principale, vous vous retrouvez vite comme dans un jardin peuple d’innombrables batiments. Le long de pelouses magnifiques (qu’il est vivement conseille d’utiliser, ne serait-ce que pour un raccourcit ou une sieste ou un pique-nique), tout est fait pour que l’etudiant (qui a recu une facture salee pour sa scolarisation en ce lieu – autour de $20,000 a l’annee, bien moins chere que Vanderbilt puisque UCLA est publique, Vanderbilt est privee, tournant aux alentours de $45,000 a l’annee) s’y sent a l’aise. Un petit paradis ombragee.

La premiere chose qui frappe sur le campus de UCLA, c’est l’architecture des batiments, un theme tres espagnol / conquistador. Un regal pour les yeux. Vous avez de grands batiments rappelant de possibles collegiales.
Au centre du campus, l’immanquable drapeau des USA ainsi que celui de l’Etat de Californie (l’ours dont je vous parlais). Et toujours au meme endroit, le magnifique Royce Hall, sans doute le plus majestueux des batiments au sein de UCLA. C’est l’endroit qui accueille les nouveaux etudiants en debut d’annee, qui accueille des artistes en visite, etc. Un des pilliers du campus et il est aise de comprendre pourquoi. Deux tours magnifiques encadrent un batiment exquis qui se pourvoit meme de tres jolies arcades. Son voisin d’en face n’est bien sur pas en reste, s’offrant la petite fantaisie d’une tourelle perchee en son sommet. Le tout est relie par une place verdoyante qui debouche sur de grands escaliers menant a la partie basse du campus, vers la partie medicale.

L’etendue de gazon au bas de l’escalier encadre des batiments dedies a la partie athletique de UCLA, dont les entrees sont tres elegamment masquees par une vegetation rendue luxuriante.

Bien sur, une fois descendu, vous ne pouvez vous empecher de vous retourner pour admirer une derniere fois le Royce Hall. Mais voila, il vous faut remonter. Pas par les escaliers que vous venez de descendre mais par un autre, vous emmenant dans la partie Nord du campus, la partie la plus reculee. Mais pas pour autant la plus ininteressante. Outre la traversee d’un parking qui vous offre un vue magnifique sur la « citadelle » de UCLA, vous arrivez dans un jardin assez inattendu mais tres connu des locaux puisque ce jardin est peuplee de sculptures. Certaines assez sont etranges (surtout pour une Amerique puritaine) comme ces deux pieces tres anatomiques masculine et feminine. D’autres sont tres gracieuses d’un cote et tres vulgaires de l’autre, comme vous pouvez aisement imaginer a la vue de cette photo. Enfin, d’autres sont simplement interessantes de mysteres, de rondeurs ou epurees.







Et comme tout campus US (et Canadien) qui se respecte, vous pouvez « jouer » avec les ecureuils qui y pullulent et y ont la vie facile, grace a notre eternel gaspillage.


Enfin, pour finir votre visite, vous reviendrez au point de rendez-vous principal du campus, l’ours. Et comme c’est en face de la Student Union et du UCLA Store, vous pourrez terminer sur une note de shopping…


Dagobert, G.O.
ps. c'est une catastrophe. Je n'etais pas encore dans l'avion pour Nashville que j'apprenais que mon jardinier... n'etait plus mon jardinier. Il a trouve un autre boulot. Et devinez qui se retrouve avec une foret vierge qui est surement peuplee de 15 milliards de serpents??!! Aaaaaaah!!!!
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Apres deux petites heures de voiture (et une circulation moyenne), nous sortons de la freeway (la 405 dont je vous parlais dans le premier episode) et nous engageons sur une route qui, tres vite, se devetit de ses parures urbaines pour un decor plus epure. Et quelques kilometres plus loin, c'etait enfin la vision de reve d'un desert, d'un vrai. Un desert ou l'eau est visible mais virtuelle. L'impression d'un lac immense mais la realite d'une secheresse profonde. De rares broussailles et un Joshua Tree tres isole. Et une terre d'argile a perte de vue. C'etait aussi impressionnant que magnifique. Bien sur, l'experience n'etait pas totale car la durete du soleil (et la blancheur de ma peau) pouvait etre facilement contree par la domestique fraicheur de l'air-conditionne de la voiture. Tout le monde ne peut pas vivre pleinement ce genre d'experience. Et aux vues de notre epuisement le soir venu, je pense que plus aurait ete dangereux pour nous, pauvres amateurs.

Une fois ceci fait, nous avons continue notre periple en nous reorrientant vers la Cite des Anges. Nous avons trouve sur notre chemin un petit lac assez reclus mais tres salvateur apres quelques heures de desert. Sans compter que la route passe a travers la 





Quand vous arrivez au Getty Center, la premiere chose que vous faites, c'est de vous garer. $7. Ah oui, mais le musee est gratuit. Et du parking, vous prenez un tramway (genre le metro de la ligne 14 a Paris mais en exterieur) et vous montez au Getty Center car le centre est perche en haut d'une colline.
Arrives en haut, la premiere chose qui frappe, c'est l'architecture (je ne suis pas specialiste mais je me suis decouvert un fetichisme bizarre des escaliers). L'ensemble est tres impressionnant et j'ai adore.
Vous avez des batiments resolument modernes abritant des jardins suspendus, des escaliers abruptes comme suspendus eux-memes au-dessus du vide, des vues epoustouflantes sur la ville alentours (petite precision, les buildings que vous voyez au loin (la photo panoramique de dessous) ne sont pas "downtown", ils font parties d'un autre centre de la ville. Downtown est plus loin, non visible sur l'image ci-dessous).

L'ensemble du centre est constitue de 4 buildings aux quatres coins cardinaux et appeles West, East, South et North. Des buildings supplementaires ont ete ajoutes mais sont a priori reserves a l'administration du centre. Les collections qu'ils abritent sont tres (TRES) heteroclites et sont assez mediocres a mon gout. Oui, je suis extremement difficile en matiere d'art et c'est a cause de Paris ou j'ai grandi et a cause de mes parents qui m'ont emmene en voyages. Vous demanderez donc des comptes au 





Le Tantics est mort, vive le Tantics.
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