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Mardi 6 février 2007

Aujourd’hui, nous faisons une petite halte dans nos aventures touristiques mais ne craignez rien, le train ne repartira pas sans vous. De nombreuses étapes vous attendent encore. Quoi qu’il en soit, je veux vous conduire vers une place plus émotionnelle que touristique. Je vais vous parler de deux films que j’ai vus dernièrement (attention, cela ne signifie pas forcément qu’ils sont récents, juste que je les ai vus récemment, la nuance est importante).

 

Le premier film se nomme « Mysterious Skin » de Gregg Araki. J’avais découvert ce réalisateur via le fameux (ou non) The Doom Generation en 1995. Film sulfureux, à la trame fataliste et la fin fatale. Le tout dans une atmosphère de luxure bisexuelle (2 hommes, une femme, mais on reste loin de l’agréable Threesome et la très, très, TRES belle Lara Boyle-Flynn… tiens, la dernière fois que je l’ai vu, c’était dans Men In Black 2 et rien que pour elle, le film valait la peine d’être créé. Quelle femme…). Bref, c’est cracra mais la direction efficace et le message clair (ou du moins, on suit l’histoire). Avec Mysterious Skin, en 2004, le directeur aborde un genre plus cinématographique, moins trashy. En gros, le directeur choque plus par comment il filme son histoire que par le visuel qu’il utilise pour raconter son histoire. Et on se demande parfois où il va, en suivant au cours du temps, deux garçons, devenant adolescents puis jeunes adultes. Le final vaut de regarder ce film. Attention pourtant, je ne dis pas que Gregg Araki est devenu un directeur « propre ». Le visuel reste très prononcé. Il faut donc s’attendre à des scènes de sexe entre hommes (re-attention, je n’ai pas dit pornographie). Il faut pouvoir supporter la scène de viol (oui, toujours entre hommes) et les allusions (parfois pas si indirectes que ça) à la pédophilie. Mais la fin du film est touchante et le film dans son ensemble est admirable. Enfin c’est mon humble avis. Ce film m’a beaucoup ému.


 

 

Le deuxième film est aussi très émouvant et vous êtes sûrement nombreux à le connaître, sans doute nombreux également à l’avoir vu. Ce n’est pourtant pas un film à proprement parler. Malgré cela, toutes les critiques sont unanimes donc je ne vais pas passer des heures à vous conseiller de le voir. Je parle bien sûr de Hotaru no haka, magnifique chef-d’œuvre de 1988. Si votre japonais est un peu rouillé, je veux parler du Tombeau des Lucioles. Ce dessin-animé (ou manga pour les adeptes) est simplement magnifique. Au-delà de la beauté artistique, de l’humanité des dessins, l’histoire racontée est simplement époustouflante. Vous sortirez de ce film meurtris, non par une affligeante qualité artistique mais bien par une multitude d’émotions violentes et blessantes. Un chef d’œuvre aux multiples récompenses… rien qu’à vous chercher des images, j’aurais presque les larmes qui me monteraient de nouveau aux yeux.


 

 

Dagobert, peut-être aperçu aux Oscars

Par Dagobert - Publié dans : Du tout et du n'importe quoi
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